La transformation digitale des médias est-elle à l’origine des fake news ?

Digitalisation et fake news

Voilà une question que de nombreux journalistes, mais aussi tous les lecteurs soucieux de s’informer correctement, se posent actuellement : en laissant les sources d’informations se digitaliser, ont-ils laissé la porte ouverte à l’apparition des fake news ? Ou bien, ont-elles toujours existé et sont-elles simplement devenues plus visibles ? Une question importante qui amène à s’interroger sur ses sources d’information.

L’actualité du digital face aux fake news

La transformation digitale des médias ne se fait pas sans peine et il est difficile pour la plupart des journaux historiques de trouver leur place sur Internet. Effectivement, sur la toile, l’information doit être partagée rapidement et il est difficile de laisser autant de place à l’analyse que dans un journal classique. Résultat, de nouveaux processus de vérification de l’information ont dû être mis en place.

Pourtant, certains sites d’informations récemment créés parviennent à fournir une information de qualité, vérifiée, rapide et récurrente. Cependant, il faut bien admettre que les fake news sont souvent politisées.

Ainsi, le monde du digital comme sphère d’activité disposant de ses propres innovations et informations n’est que partiellement touché par ce phénomène. Il suffit de découvrir le magazine Digitechnologie pour réaliser qu’une information en temps réel sur des informations concrètes et vérifiables peut tout à fait être de très grande qualité.

La méfiance du public a augmenté

Le public a finalement eu une réaction plutôt positive à l’apparition des fake news, c’est-à-dire qu’il est devenu beaucoup plus méfiant à l’égard de l’information qu’il consomme. Le public est devenu plus actif dans sa façon de consommer de l’information et il a intégré la nécessité de vérifier d’avantage la source de l’information qu’il reçoit.

Paradoxalement, plus le nombre de fake news est important, moins elles sont efficaces. Cependant, il ne faut pas pour autant sous-estimer l’impact qu’elles peuvent avoir, sur ceux qui y croient autant que ceux qui n’y croient pas. Effectivement, la présence de toutes ces informations, aussi fausses soient-elles, finit inévitablement par influencer notre façon de voir et de penser le monde.

Une relation houleuse entre le public et les journalistes

Les dégâts les plus importants qu’on fait les fake news, c’est sans doute dans la relation entre les journalistes et le public. La méfiance du public face aux informations s’est rapidement déplacée sur les journalistes. Pourtant, peu de fake news proviennent de journaux ou de magazines sérieux et célèbres. Même les sites Internet récents et sérieux n’en publient presque jamais.

En réalité, l’immense majorité des fake news sont créées et partagées sur les réseaux sociaux par les consommateurs eux-mêmes. Le fonctionnement de ces plateformes permet alors très souvent la création d’un effet boule de neige majeur. Voilà pourquoi, tous les producteurs de contenus à caractère informatif sont aujourd’hui très prudents quant au contenu qu’ils publient.

Il n’est pas tout à fait correct de blâmer la digitalisation de l’information quand on pense aux fake news, alors que c’est plutôt la digitalisation de la communication en général qui a permis l’apparition massive de ce phénomène.

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*