1er Mai : une manifestation qui tourne au cauchemar

Un black bloc lançant un projecrile sur les policiers

Au moins 250 personnes ont été arrêtées dans le cadre des affrontements qui ont eu lieu hier entre la police et les manifestants lors des manifestations que les syndicats et les gilets jaunes avaient demandées le 1er mai à Paris.

On estime que plus de 100 000 personnes ont participé à la mobilisation pour la capitale française dans une ambiance festive. Mais tout a changé jusqu’à ce le cortège atteigne le sommet de Montparnasse. Au restaurant La Rotonde, où le président Emmanuel Macron a célébré sa victoire aux élections présidentielles de 2017, des affrontements ont éclaté. Un groupe de manifestants qui, selon le quotidien Le Figaro, appartenait aux black blocs, a lancé des objets sur la police, qui a répondu avec des gaz lacrymogènes, des grenades assourdissantes et des balles en caoutchouc.

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a dénoncé l’infiltration de ces hommes noirs à capuche lors des manifestations de la fête du Travail. Les émeutes ont été d’une telle ampleur que le dirigeant syndical, qui a été frappé par les gaz lacrymogènes, a dû annuler sa comparution et quitter les lieux.

Les autorités françaises avaient déjà averti qu’environ 2 000 membres des black blocs, français et européens, pourraient prendre part aux traditionnelles manifestations syndicales du 1er mai. La préfecture de Paris a signalé qu’aux alentours de 13 heures, il y avait au total 165 détenus et que plus de 9000 contrôles préventifs avaient été effectués. Le nombre de détenus a augmenté avec le temps.

Le leader d’extrême droite Marine Le Pen, qui a profité de cette journée pour rendre hommage à Jeanne d’Arc, a accusé le gouvernement de « faire tout son possible pour que les manifestants d’extrême gauche continuent à détériorer » la situation sécuritaire. Les mobilisations ont eu lieu quelques jours après que Macron ait annoncé une réduction d’impôts de plusieurs millions d’euros dans le cadre du plan national qu’il avait promis afin de répondre au mécontentement social souligné par les gilets jaunes.

Au cours de la période précédant la marche, 88 personnes ont été arrêtées par la police et toutes sortes d’éléments tranchants et d’armes ont été enlevés. Les groupes les plus violents sont connus sous le nom de « black blocs ». Le ministre français de l’Intérieur, Christophe Castaner, a parlé de 1000 à 2000 « activistes radicaux », parmi lesquels la présence de protestants étrangers n’est pas exclue.

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