La néobanque Bunq s’implante en France

Le marché français est la proie de plusieurs banques de nouvelle génération. Après N26 et Revolut c’est au tour de Bunq de conquérir ce marché florissant. Les détails sur cette nouvelle banque !

La néoanque Bunq a été créée en 2012 par un entrepreneur canadien, Ali Niknam, et est basée à Amsterdam.

Cet homme d’affaires a déjà deux sociétés sous son joug :

  • The Data Center Group
  • TransIP, qui est une structure spécialisée dans l’enregistrement d’hébergement web et noms de domaine

Cet investisseur est l’unique actionnaire de Bunq, sachant que la néobanque a déjà obtenu une licence bancaire néerlandaise, 3 ans après sa création. Ce document lui a permis de se lancer dans le pays. Et à l’instar des autres néobanques, Bunq propose un compte courant gratuit, sans carte de paiement bancaire. Cette offre n’a rien d’étonnant, étant donné que le moyen de paiement préféré des Néerlandais reste iDeal, ce dispositif étant un système digital qui n’est disponible que sur le territoire.

C’est le mercredi 28 novembre que la néobanque Bunq a débarqué sur le territoire français. Selon son fondateur, Ali Niknam, le marché français les a toujours intéressé depuis la création de Bunq. En s’adressant au Journal du Net, le fondateur de la néobanque annonce qu’il compte célébrer son lancement sur le territoire avec des évènements dans les grandes villes du pays dont Paris, Nice, Bordeaux, Marseille, Le Mans, Toulouse et Argenteuil. Il n’a toutefois apporté aucune précision quant aux dates ni la nature des évènements en question.

Bunq a encore du chemin à faire

Bunq est une néobanque qui est déjà présente dans plusieurs pays, à part la France. En effet, cette banque 100% digitale est implantée en Allemagne depuis 2017 ainsi qu’en Autriche, en Espagne et en Italie. Son fondateur reste par ailleurs très confiant et assure que Bunq est populaire dans chaque pays où elle est implantée.
Pourtant, force est de constater que sa popularité est moindre par rapport à celle des autres Fintech comme N26, Monzo et Revolut. En effet, ces trois entités ont récemment communiqué le montant de leurs levées de fonds ainsi que leur nombre symbolique de clients :

  • N26 : 160 millions récoltés et 1,5 million de clients
  • Monzo : 96 millions levés, et aucune information sur le nombre de clients
  • Revolut : 250 millions obtenus et 3 millions d’adhérents

En outre, un responsable au sein d’une de ces structures a confié qu’il n’a connu Bunq que très récemment. Et ce, suite à une annonce de partenariat entre la néobanque et Transferwise, qui est une structure reconnue dans le transfert d’argent à l’échelle internationale.

Les offres tarifaires de Bunq

La néobanque Bunq tente tout pour se démarquer de ses concurrentes. Pour ce faire, elle offre trois types d’offres aux adhérents, destinés à tous les profils :

  • L’offre premium
  • L’offre entreprise
  • Pack

La Fintech ne met pas en avant la gratuité de son compte bancaire sur son site. Par ailleurs, l’enseigne renseigne précisément les internautes, grâce à une interface fluide et facile à comprendre. Les offres tarifaires de Bunq peuvent être aperçues sur les sites financiers comme detective-banque.fr.
Ainsi, depuis le mois d’août 2017, deux formules payantes sont à la disposition de ceux qui veulent une carte bancaire :

  • L’offre premium, disponible pour 7,99 euros par mois et qui offre la possibilité de créer un compte joint
  • L’offre business, à 9,99 euros mensuel, qui présente des spécificités, dont la gestion des factures.

Pour les détenteurs de compte professionnel, ils sont contraints de s’acquitter de frais de transactions supplémentaires. On peut par exemple noter le paiement de 10 centimes pour un paiement.

Bunq en quelques chiffres

La Fintech Bunq ne donne aucunes données sur le nombre de ses clients, jusqu’ici. Toutefois, elle a récemment indiqué concernant les dépôts de ses clients :

  • Ils ont dépassé les 13,7 millions d’euros en fin 2016
  • Ils ont atteint 104,4 millions en fin 2017

En outre, la néobanque a affiché une perte de 9 millions d’euros en 2017, contre 5,3 millions d’euros l’année précédente. Selon le rapport financier de la start-up, son fondateur a ainsi dû éjecter 34,9 millions d’euros au total afin d’essuyer les pertes et couvrir les éventuels risques. Dans le document, la néobanque reste optimiste quant à son développement, sans toutefois apporter plus de précisions…

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